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La CoViD a redonné le goût du goût aux Français en privilégiant des critères de l'époque : une origine France ou “d’ici“, des listes d’ingrédients courtes, des emballages écologiques, un Nutriscore A B ou au pire C et une prime au végétal et au Bio.


Après le boom des plats cuisinés en 2020, on s’attendait à une dépression en 2021.

Cela n’a pas été le cas, la croissance accélère en 2021, les chiffres sont là (CAM P11 2021 vs 2020)

> Traiteur libre-service : + 9.2 % (après un + 2.1 % en 2020 vs 2019)

> Frais emballés : + 14.7 %

> Entrées fraiches : + 14.7 %

> Sandwiches : + 13.2 %

> Plats cuisinés déshydratés : + 11.8 %

> Plats cuisinés frais : + 11.3 %

Ce succès vient en 1ère analyse de l’effet dit “confinement“ : on reste chez soi, plus de temps, on se met à la cuisine et cette habitude reste.

La suite est une belle histoire : les fabricants ont été réactifs dès 2020, l’offre a vite évolué : la duplication moyenne du traiteur frais emballé est > 60 références et cette double multiplication (recettes et formats) a permis le pilotage de marges plus élevées que les familles de référence.

Une belle histoire donc … qui se déroule en GMS.


UNE RÉPONSE DU RÉSEAU BIO QUI TARDE


Par comparaison, le réseau Bio est en retard sur la GMS.

Même si les performances relatives des plats préparés et cuisinés en réseau Bio sont “positives“, elles indiquent un retard à répondre à la demande.

Voici les évolutions (2021 vs 2020) de quelques catégories.

> Plats cuisinés ambiants : - 7 % Famille : épicerie salée : - 11 %

> Plats préparés frais : 0 % Famille : frais : - 9 %


La comparaison avec la dynamique en GMS montre une inadaptation actuelle du réseau Bio à la demande – une offre faible avec 3 références en moyenne par acteur.

Ses atouts sont pourtant forts pour des consommateurs qui recommencent (ou plutôt : vont bientôt peut-être recommencer) à vivre dehors, travailler, avoir moins de temps pour cuisiner, recherche des solutions sûres et diététiques à leurs faims à midi au travail sur le pouce ou à diner le soir.

Pour se différencier de la GMS, les solutions devraient être converties à une vision spécifique par le réseau Bio du plat cuisiné / préparé.

Quelques exemples.

> Des emballages strictement écologiques

> Une transparence affichée et certifiée, cf. blockchain

> Des Nutriscores favorables A B renseignés par les indices de transformation (marqueurs MUT)

> Une production la plus fraiche et proche possible, idéalement en magasin

> L’intervention de chefs réputés, concentrés jusqu’ici sur la GMS

> Une interprétation vegane de plats cuisines du répertoire classique

> La traduction par le réseau Bio de la mode en cours des cuisines exotiques


Sources good BioAnalytics Iri Nielsen Siga


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