Pourquoi ce nom ? 

Parce qu'il invoque des sens multiples en un seul mot : good,  ce qui est bon et bien et c'est aussi un bien de consommation.
 

 

Quelle est votre expertise ? 

Nous avons accompagné le développement de marques dont certaines  sont aujourd'hui devenus majeures dans le réseau bio spécialisé et dans la consommation en général. 

Nous avons retiré des ces expériences une compréhension des attitudes et des comportements des consommateurs.

Nous avons mis au point des outils d'analyse et d'études.

Notre expertise, c'est l'étude, l'analyse et le développement de marques de la  consommation alternative.

 

Quel est le sens que vous donnez au terme de consommation alternative ?

La consommation alternative est un mode de consommation spécifique.

 

Il est devenu stratégique pour le marché des produits de grande consommation - un exemple, la consommation de produits alimentaires issus de l'agriculture biologique AB affiche des progressions de 15 à 35 % au 1er Semestre 2018.

 

Cette croissance est à mettre en parallèle à la situation que vivent les majors historiques de la grande consommation.

Ces entreprises sont mondiales, cotées en Bourse.

Elles ont construit un modèle gagnant dans les produits du quotidien basé sur la domination des coûts par les économies d'échelles, réinvesties dans la R&D et la publicité, tout en surfant sur la croissance de la grande distribution.

Mais depuis 10 ans, le jeu a changé.

Internet a révolutionné l'économie en donnant un accès aux marchés à des acteurs  de plus petite taille - à la fois à la distribution et à la  communication.

Les consommateurs sont devenus volatils, la fidélité aux marques s'est effondrée, les cycles de vie ont été raccourcis d'un facteur 10.

La concurrence est devenue multiple alors qu'elle était limitée auparavant à un petit groupe d'acteurs.

Et le résultat est là.

En 2008, le profit moyen des 34 majors de la grande consommation se situait à 6.5% de leur chiffre d'affaires, il sera à moins de 1.5% en 2018.

Par opposition aux majors, les marques et les entreprises qui sont aujourd'hui dans une forte croissance montrent un profil spécifique, celui de la consommation alternative.

 3 caractéristiques  décrivent la consommation alternative.

La première, c'est la part de consommateurs alternatifs.

Un mode de consommation alternatif concerne moins de 10 % de la population.

Il a devant lui 3 destinées possibles : 1/ il stagne et reste en l'état; 2/ il s'étiole et disparait et 3/ il croit fortement et dépasse les 25 à 30 % de la population.

Dépassant le seuil de 30%, son caractère alternatif disparait. Il est alors intégré dans les mouvements conventionnels par les acteurs et de fait, il ne montre en général plus de caractéristique alternative. 

La seconde caractéristique concerne la critique  par les consommateurs alternatifs du système conventionnel.

Cette critique s'exprime en général par la défiance.

On ne croit plus ce que promettent les marques conventionnelles, on les rejette, on les critique.

Des comportements apparaissent alors - le boycott, c'est une forme de boycott qui alimente le mouvement vegan par exemple, ou alors le buycott qui est un boycott constructif, qui recherche et favorise des solutions de confiance, précises, objectives, transparentes comme les labels -  AB par exemple mais aussi plus récemment Cosmebio.

En dernière analyse, cette défiance est un réflexe de survie face à ce qui est perçu comme un  comportement malfaisant et malhonnête des entreprises. 

La séquence permanente de scandales alimentent la bulle à inquiétude en pointant la bande -  industrie mondialisée, grande distribution, lobbys - comme un responsable évident.

Il faut noter ici que la protestation devient encore plus forte lorsque le scandale concerne directement la santé des consommateurs.

Le succès de l'AB ne vient pas de la protection de la Nature mais d'une croyance qui s'installe  : manger bio préserve(rait) du cancer qui est la 1ère cause de mortalité en France - 33 % des Français en meurent et 24% des Françaises.

La troisième caractéristique,  c'est la recherche de solutions collectives, les AMAP par exemple.

La distribution dite bio en est un autre exemple. Parti du mouvement alternatif des années 70, il a regroupé des producteurs et des distributeurs et des consommateurs autour d'une même vision de la diététique et du mode de vie. 

Internet désormais favorise et accélère ces initiatives.

Vous avez développé des labels mais il y a déjà beaucoup de labels... 

Oui, il y a beaucoup de labels dans la mesure où chaque secteur économique est encadré par un système de normes qui lui-même génère souvent plusieurs labels.

Non, il n'y a pas beaucoup de labels si on compare le nombre de labels au nombre de marques qui existent.

Le rapport entre le nombre de labels et le nombre de marques est de 1 à 300.
L’impression de nombre élevé de labels vient du fait que l’on fait plus attention aux labels qu’aux marques.

Cela vient de la confiance que l’on met dans les labels qui par définition doivent, eux, tenir leurs promesses.

 

Nous avons initié et développé une dizaine de labels depuis 10 ans.

Qui sont vos consultants ? 

Nos équipes sont diversifiées :  ingénieurs, analystes des marchés et de la consommation  et chefs de projet.